| CHANTAAAAAAL T'AS OUBLIE TA SERVIETTE ! |
[23 Mar 2008|07:01pm] |

C’est à nouveau Lau qui vous parle en direct de sa chambre à coucher, gavée jusqu’à ras bord de chocolat de Pâques, et qui va essayer d’updater ce blog, qui est malgré nous pas mal en retard…
Je dis bien essayer. Parce que ouais, le monde de Tokio Hotel est un peu chamboulé ces temps-ci (enfin… y’a peut être que nous de chamboulées après tout lol) et je vous dit que c’est pas mal dur de faire une review enjouée alors que la meilleure partie de notre tournée nous est passée sous le nez.
So, here we go. Où est ce que j’en étais. Ah oui, la fin du concert de Strasbourg.
Après avoir croisé une frimousse sympathiquement intéressante à l’avant d’un tourbus complètement par hasard, nous voilà sur l’Autoroute vers le Luxembourg. (On vous expliquera plutard la théorie du « ça sert à rien de faire des plans, tout se passe toujours quand on s’y attend le moins » lol)
Les concerts, c’est génial, mais en tournée, y’a pas que ça. Y’a tout le reste. Et le reste, c’est presque ce que je préfère. Dans la 206, on me passe du Nicole Scherzgnagna, du Justin Lactimbré (que j’avoue tout de même commencer à aimer lol) entre Aérosmith et son bon vieux Ain’t that a Bitch (spéciale kassdédi à LAETIZIAAAA hahaha) et autres Hanson, c’est un peu mon monde qui me passe dans les oreilles pendant que je roule, un paquet de M&M’s qui tourne, et mon éternelle cannette de Burn King Size sur les genoux, (parce que non, on dort pas beaucoup en tournée.) Tout va tellement bien.
Toutes ses heures passées sur des aires d’autoroute au milieu de la nuit, au milieu de nul part à attendre que ça passe, à rire avec les filles, à faire des plans qui foirent 9 fois sur 10 (Fameuse Théorie lol) ce sont ces moments hors du temps que j’aime en tournée, quand Gigi me demande quelle heure il est, que je lui dit ’2h45’ et qu’elle me répond ‘Ah ça va, il est tôt !’ et quand soudain ça y est, les voilà qui passent lentement, qui s’arrêtent à 5 putains de mètres de la voiture après le péage, et que j’entends Pump en stress qui me lâche un ‘Fais semblant de dormir !!’ et qu’on tombe mortes les yeux fermés sur nos sièges en essayant de pas exploser de rire, CA ce sont des moments de tournée que j’oublierais jamais !
Ce feeling d’être quelque part sur une autoroute, entre deux villes, deux pays, entre deux Coach Services et deux Rock’n Roll Trucking, seules (ou presque) avec eux, c’est vraiment ça que je préfère. Même si ça roule à 90 alors que ma voiture a le droit de rouler à 130 ‘-_-
Et nous voilà au Luxembourg, devant… la salle, on suppose. (Pratique, quand tu suis du tourbus ça t’amène toujours là ou tu veux aller, en l’occurrence, nous n’avions pas de chambres au Royal machin quadruple 30 étoiles, nous.)
Il est genre 4h du matin, et y’a pas grand monde devant la … euh… venue ? (ouais ouais, ce bloc de béton sympa entre deux tas d’immondités industrielles en démolitions, il paraît que c’est là.) Normal, il fait deux degrés et il pleut. So, plan D, on dort dans la voiture, y’a tout ce qu’il faut, et il fait chaud, au moins. Eh oui, on a quand même avec nous une perle de Tahiti qui, tout comme le Monoï, se solidifie en dessous de 25 degrés.

Et c’est toujours au réveil que c’est le plus drôle. Autour de la bagnole, sur ce parking juste en face de la venue, ça spricht Deutsch (FORT en plus), et pleins d’autres langues qu’on sait pas trop ce que c’est, ça s’excite (Déjà.), ça piaille et ça chante. Ok, il est 8h du matin, on va se calmer et boire frais les filles.
On émerge vers … 10h lol, et vu les têtes sympas qu’on a, on décide d’aller se retaper un peu la face et le reste dans un bar quelconque, parce qu’en plus, on a faim.
Sauf que là où on est, euuh, on dirait simplement qu’il y a eu la 3e guerre mondiale, ou une attaque Nucléaire genre Tchernobyl tellement c’est affreux, c’est mort, y’a R I E N. Pour ajouter au massacre, un ciel sympathiquement gris typique du Nord. Là c’est bon, mon Monoï est carrément congelé comme un surgelé Picard (Mouaha) C’est là qu’on sort l’habituel Système D : l’air d’autoroute.
Mais soudain là, dans un coin pas loin de la salle, le sauveur, le messie, le truc que t’es à 10 000 km d’imaginer implanté dans ce désert industriel : Un Mac Donald. Là pour le coup, Ronald mon pote, on te reproche d’être un peu trop présent, mais là, t’as assuré.
On squatte donc gentiment les toilettes et le reste du McDo infesté par des SchreiGangs qui font des aller et retour (à croire que c’est le seul truc de vivant dans le coin en ce vendredi matin.) On tombe même malgré nous sur le seul Gang non-schrei-lourdingues qui nous demande de 1 si on a déjà fait du Cinéma, et de 2 « Quoi, vous allez voir Tokio Hotel ?? Mais c’est des puuuceauuux !! » Et ouais mon ami, c’est CA qui est intéressant.
On se demande cinq minutes quelle est la langue parlée dans ce petit pays ; dans lequel aucune de nous n’avait jusqu’à présent mis les pieds, puis retour vers la salle. Il est midi. (2 heures à trois, ça va, on fera pire.)
Evidemment, notre place de parking a été squattée, on se retrouve à devoir aller sur le vrai parking, à 10 000 km de la salle. Fais chier, on déteste être coincées sur des parkings loin des salles.
La queue n’est pas super importante pour l’heure qu’il est, et on plante joyeusement nos chaises de camping deluxe sous le regard jaloux des nanas a côtés de nous (qui je suis sure, ont courues à GoSport le lendemain) Le temps passe, les paquets de M&M’s et de chips Poulet Roti aussi, on se les gèle accessoirement.
Et tout d’un coup, le moulon devant nous se lève et avance (il est 3h de l’après midi, j’adore comment les gens rêvent en couleur haha) sauf que nous, bah on reste assises lol, on a encore 3 bonnes heures là, du coup, comme une barrière a été mise juste derrière nous, on a un espace privé de 20 mètres carrés entre les 2 moulons tout compressés et debout, tranquillou avec notre bouffe et nos chaises de camping, au MILIEU. R.A.F. (Rien A Foutre, pour les non initiés) hahaha ^^ Et ça a fait bien rire les VSD aussi.
Il arrive le temps de rentrer dans la salle. On a toujours nos 20m² pour nous, et on commence à se demander ce qu’on fait avec nos tickets (on a des will call :roll: ) On va se renseigner, comme d’hab c’est supeeeeer clair.
Ils font enfin entrer les fans 10 par 10, on nous fait entrer et on récupère nos billets (ouuuf), et nous voilà dans la salle.
WAHOU y’a pas de balcon, c’est la 1ere fois que je vois une salle capable de contenir 6000 personnes sans balcon. Ouch que les gens au fond devaient bien voir.
On trouve notre spot, au deuxième front row lol Une barrière installée là pour diviser la fosse en deux, Pile en face, pas trop loin, parfait de chez parfait. Et on attend. Et ça court. Et ça hurle. Elles ont mis un peu de temps, mais une fois que le principe des vagues de hurlements toutes les 2mn est assimilé, elles lâchent pas le morceau.

Et je m’exclame, le public est tellement jeune, la loi qui indique que Bill Kaulitz est tellement H*T qu’il est interdit au moins de 18 ans n’a pas été respectée ici apparemment… Oui, on le sait que les fans de Tokio Hotel sont jeunes, mais là, ça frise la garderie. Autour de nous, QUE des enfants d’un mètre moins vingt (Crédits : Pump lol). Forcément, nous avec nos 1m80 sans talons, on emmerde les mômes autour de nous comme d’hab, quand c’est pas les parents qui t’engueulent limite parce que leurs mouflets pénibles voient rien.. Et alors chérie, t’avais qu’à arriver avant, c’est la dure loi des salles de concert.
J’ai envie de dire à cette gosse qui me hurle dans les oreilles et qui me donne des coups dans les côtes et qui doit encore avoir ses dents de lait que j’ai dû attendre d’avoir 19 ans pour voir mon premier concert de mon groupe préféré. Non mais, sans déconner.
Et ça y est, Welcome to the Tokio Hotel 1000 Hotels tour résonne dans mes oreilles boules-quièscées, et comme à chaque fois, je suis sur le point de vomir sur place tellement je suis contente de les voir lol (syndrome Stanley >> south park pour les non initiés)


Ils sont en forme, je pense même après réflexion que ce concert est l’un de mes meilleurs. (euhh, dois-je vraiment dire a combien de concerts on en est … ? lol) Bill offre son traditionnel cadeau à son bassiste avant Rette Mich, qui est cette fois une belle fleur en peluche, avec laquelle celui-ci finira par lui fouetter les fesses, ni vu ni connu haha ^^






































On choppera aussi une serviette en passant, pour laquelle les gamines nous demanderont « How Much » les yeux pleins de détresse. Euuuh, comment te dire que tu es définitivement trop jeune pour ça mon enfant.
On la baptisera « la serviette de Chantal » (Ne demandez pas pourquoi, on ne sait toujours pas.) qui servira de panier à Laetitia (non non, non plus. ) notre peluche mascotte depuis le début de la tournée, et qui depuis ne se séparent plus l’un de l’autre, et de nous, accessoirement.

Je pense me souvenir d’ailleurs que c’est l’un des rares concerts ou on a attendu que les lumières se rallument à la fin. Et ça a d’ailleurs causé notre perte, je ne suis jamais restée autant de temps coincée sur un parking en attendant que les gens bougent leurs caisses pour sortir. Bien une heure, sans être marseillaise.
Après être sorties de là en insultant tout ce qui bouge, on reprend l’Autoroute vers la France, et notre route au milieu des Rock’n Roll trucking se sépare peu avant Metz. Eux vont à Paris, nous, on rentre chez moi.
Mais on se retrouvera bientôt, très bientôt.
Eh au fait, si quelqu’un peut nous dire quelle langue on parle au Luxembourg, ça serait sympa ;)
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