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TRYIN' TOO HARD (tokiohotel) wrote,
@ 2008-11-15 23:23:00
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    MY HEAD IF FULL OF NOTHING. OH REALLY ?
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    Le dernier concert d’une tournée, c’est toujours une chose à laquelle on ne veut pas penser, mais qui finit éternellement & désespérément par arriver. Et généralement, on le voit pas arriver ce dernier concert, et on se prend une bonne claque dans la tronche quand il arrive, comme si ça venait couper le trip en plein milieu au moment où tu t’éclates le plus sans avoir le temps de t’y préparer… Celles qui nous lisent et qui connaissent ça doivent savoir de quoi je parle.

    On devait pas le faire, ce concert à Houston, la ville où JAMAIS de ma VIE je pensais un jour mettre les pieds lol On s’était dit que quoi qu’il arrive, tout ce qui se passerait après Vegas, c’était du Bonus. Mais d’avoir été là, au milieu du Texas PROFOND de chez profond, à regarder ce fucking tour bus se casser sur le boulevard désert pour la der' des der' à la fin du concert, ça a vraiment été un des moments les plus hardcores de ma petite vie de fan.

    Mais reprenons cette review depuis le début.

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    Nous sommes arrivées à Houston par le Greyhound, et il est quelque chose comme 13h quand nous foulons pour la première fois (et sûrement dernière lol) le sol de cette ville… hum… super touristique … sous un soleil de plomb, et une chaleur à vous dessécher le gosier en quelques secondes. Nous avons heureusement eu la bonne idée de réserver la nuit dans une chaîne hôtelière super classe et confortable pas loin de la venue, qui fut superbement bienvenue après les 5 heures passées dans le Greyhound répugnant. (Ouais, Dallas, ça a l’air comme ça, mais c’est pas tout près LOL)

    Après absorption d’un asiatique deluxe dans un immense resto pas loin de l’hôtel, on rentre, et on végète quelques temps. Pas de tourisme non plus, on est crevées, et y’a accessoirement… pas grand-chose à voir à Houston City lol Il est quinze heures, encore au moins 3h avant de commencer à se préparer ^^ Quelques heures et de bons coups d’anti-cernes plus tard, nous voilà ready set go pour le show, qu’on imagine simplement pas être le dernier de cette tournée de fou que nous attendons depuis des mois, et on essaie de se rappeler que tout ça c’est bel et bien du Bonus, en regardant les rues désertes du centre ville de Houston derrière les fenêtres du Taxi qui nous amène à la venue.

    On arrive, et là, surprise, le line up est LONG lol

    Enfin, on s’entend hein, on est bien loin des 3x500 mètres de queues des Zéniths Européens, là quand je dis long, je parle… d’un côté du bâtiment lol C’est pas encore ouvert, on n’a pas envie d’attendre, on choisit donc l’option Hard Rock Café, qui par chance est juste à côté, dans l’espèce de Mall où aura lieu le concert. La Radio est là, Kiss FM, et ma chère Pump aura même droit a une petite remarque HURLÉE dans le micro du genre ''Hey, tu plairais à Bill habillée comme ça !'' en désignant son top à signes japonais lol On a ENCORE la goutte, et on baragouine qu’on comprends pas, ÉVIDEMMENT on nous demande d’où on vient, et on entendra simplement le From France !! WOW !'' raisonné dans toute la rue maha

    On se planque vite fait à l’intérieur du restaurant avant de se faire agresser vivement par des Texans jamais sortits de chez eux (les américains profonds, c'est pas une légende putain lol) où on sifflera 2x3 Bailey’s on the rocks et 1x2 Margarita qui nous coûteront ENCORE les yeux de la tête, en attendant l’ouverture des portes. Mais après tout FTW, ce soir tout est permis, c’est le dernier soir sur la route avec eux.

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    On attend, on se marre, on essaie de pas y penser, on move, on entre, quasiment en dernier. Et là … Consternation. C’est avec des yeux gros comme des billes que nous observons l’intérieur de la salle…Complètement VIDE. On oscille entre ricanement mesquin et sincère désolation pour eux, il aura fallut qu’on fasse 10 000 km dans le trou le plus profond du fin fond du Texas pour voir ça. 6 rangs à tout casser, compressés, et le reste de la grande salle et le balcon complètement vide, avec simplement quelques groupes assis par ci par là, comme si c’était pas le plus grand groupe d’Europe du moment qui s’apprêtait à jouer là ce soir. Sans déconner, lequel de la gang de manager est l’abrutit qui a booké cette salle ?

    On se prend encore un verre de Margarita glacé écoeurant à 10$ et on attend au milieu de la salle, comme si il n’était que midi, et que tout le monde allait arriver pour tout remplir comme il se doit, mais non, il est bel et bien 19h quand les lumières s’éteignent dans cette salle aussi vide que le cerveau de Bill EUUUH le désert d'a côté lol Et on espèrera secrètement tout de même que les lumières de la scène les empêche de voir ce massacre.

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    Le concert se passe, exactement comme les quatre autres d'avant pour eux, mais pour nous, c’est autre chose. A chaque chanson qui se termine, dans ma tête défile un continuel ''C’était la dernière de la tournée'' qui m’empêche de profiter, d’être dedans comme les autres fois. Et lorsque vient By Your Side, c’est inévitable, une fontaine de larmes coulera sur les joues des trois françaises du fond, ses trois seules Européennes a avoir trouvé génial l’idée de se pointer à Houston pour voir Tokio Hotel en concert, entourées de papas en santiags qui nous balancent des, je cite, ''C’est la première fois que j’entends parler Français de ma vie.''
    Et… Allemand ?

    Ils partent, ils reviennent, Durch Den Monsun en allemand se termine…(On flippe léger qu’il n’y en ai pas un qui décide de sortir son colt pour descendre l’énergumène gesticulant qui parle comme un nazi sur scène lol) On espérait au moins un au revoir un peu plus long, quelque chose de spécial, un mot pour leur dernier concert de leur première VRAIE tournée américaine, mais non… ils s’en vont exactement comme les quatre autres fois, en souriant, presque pressés même. On se demande même en sortant, si on 'care' pas plus qu’eux sur le fait qu’ils aient fait une vraie première tournée américaine, même si elle n’a pas fait de bruit, comme un vrai bon groupe underground dans des salles Rock’n'Roll même toutes petites.

    Dehors, il fait toujours aussi chaud et je n’arrive pas à me calmer. On attend près des bus, on sait qu’ils sortent genre quinze minutes après la fin du show. On ne s’est pas trompées. Des cris, les filles s’entassent devant les barrières près des bus, et ça y est, ils sortent… Et tracent. A peine le temps d’apercevoir une paire de lunettes, une main qui salue, la face à Tobiette, des cheveux peroxydés à l’avant du bus, et c’est terminé, le bus s’en va lentement, traverse le boulevard, suivit par quelques gamines qui leurs courent après quelques minutes, et puis c’est le silence.

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    Les fans se dispersent, et nous on est là, sur le trottoir bras dessus bras dessous. Lau chiale, c’est de bonne guerre. Deux semaines qu’on est ballotté au gré de leur programme à travers toute l’Amérique de l’Ouest, deux semaines à les suivre, deux semaines ensemble à tripper comme des cinglées, deux semaines à se dire que de toute façon, on les voit demain.

    On passe les quelques heures qui suivent à essayer de faire un bilan… on ne parle que d’eux, filant déjà vers le Mexique à l’heure qu’il est, et on se couche finalement en essayant d’oublier que le lendemain, on se tape 34 putain d’heures de bus Houston-Los Angeles (Regardez une fois sur une carte minhin) et que dans trois jours, on est à Paris.

    Et c’est toujours comme ça. On a beau se dire que c’était énorme, que c’était le trip de notre vie, qu’on a vu Las Vegas, Hollywood, Le Golden Gate, l’Arizona… on a beau se dire qu’on le refera, on a toujours et encore cette boule dégeulasse quand ça se termine, cette boule qui vous lâche pas avant des semaines.

    On a passé un jour, une nuit, et encore un jour dans ce bus à se refaire la tournée en pensant à eux bien au chaud à Mexico, coincées entre des Texans jamais sortit de leurs bleds qui nous prennent pour des suédoises, et des Mexicains obèses, s’arrêtant dans des bleds perdus au milieu du désert comme EL PASO (Vous savez, Kill Bill ^^) où mon portable n’a pas arrêté de me dire ''Bienvenue au Mexique…''

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    Et au bout de ces longues heures de bus nous sommes enfin arrivées à Los Angeles… (note pour plus tard… au-delà de 9h de bus… prendre l’avion. Nom de dieu je m’étais jamais sentie aussi dégeulasse, et complètement vidée de ma vie….) On rejoint notre bel hôtel sans savoir qu’à quelques mètres de là, à Santa Monica, TOUUUT près de là où on a passé nos deux dernières soirées, deux blancs becs allemands faisaient bronzette sur une plage privée pour fêter leur 19 années de vie commune. On se souvient que l’année dernière, on voulait simplement être dans le même pays… bah cette fois on était dans la même ville.

    Et pour tromper la déprime, nous sommes allées passer nos deux derniers jours Californiens à SHOPPINGUER en limousine (pour de vrai lol) dans les Outlets et sur Melrose Avenue dans des boutiques de Designer hors de prix, là ou on est sures que Bill a acheté la moitié des fringues freaks de stars, du genre… veste blanche pleine de toiles d’araignées, 'voyez le truc.

    Et voilà… c’était terminé.

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    Pump et moi avions notre avion le 1er septembre très tôt le matin, et c’est avec le cœur très serré que nous avons dit ''Au revoir'' à notre soleil Tahitien qui prenait un autre vol pour Paris un peu plus tard dans la journée, en se promettant de se revoir très TRÈS vite.

    Et nous voilà à la fin de la dernière review de cette aventure hallucinante… et je vais essayer de faire un petit bilan. (je crois que la review est assez longue, je vais pas m’éterniser lol)

    En résumé et sans trop s'étaler, ça donnait :

    Paris - Minéapolis - Los Angeles - San Fransisco - Los Angeles - Las Vegas - Los Angeles - Phoenix - Dallas - Houston - El Paso (pour le fun lol) - Los Angeles - Minéapolis - Paris.

    10 avions, 4 bus, 8 hôtels dans cinq villes différentes jamais deux jours de suite dans la même, environ 21 510 km parcourus, un budget de près de 3000 euros… Voilà pour les chiffres.

    Les heures de bus, d'avion, d'attente dans les aéroports, les stations Greyhound pourries, les décalages horaires qui vous poursuivent, les problèmes de carte de crédit, les galères de valises, les stress des résas, la fatigue... voilà pour le reste.

    Assez hallucinant, me direz vous, et complètement dingue quand on regarde le pourquoi du comment. Pour Tokio Hotel, pour les suivre en tournée en Amérique. Comme si on en avait pas assez en France.

    Et bien je vous dirais simplement que même si ça m’avait coûté 10 000 euros et couté le triple de fatigue et d'heures de bus, j’y serais allée pareil. Un voyage, un million de découvertes dans ce pays que j’ai l’impression de connaître par cœur mais qui me fait toujours autant frissonner, ces filles là avec moi.

    Les filles, vous et moi on en aura vu des trucs ensemble, on peut dire qu’on l’aura fait ensemble, qu’on aura vécu notre truc ensemble, sur la même longueur d’onde… Et vous le savez, on est chanceuses de pouvoir vivre ça, de pouvoir le faire, ensemble, à chaque fois.

    Peut être qu’on va se foutre de moi pendant les 10 prochaines années quand je raconterais que j’ai presque 24 ans, et que je suis allée en Californie et au TEXAS (quand même lol) en claquant trois smic pour enchaîner cinq concerts de Tokio Hotel…

    Mais FTW, j’y étais... And You know you wish this was YOUR story.

    ... Lau ...

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    PS : On était poursuivit tout le long de ce trip par un quatuor allemand follement bizarre. On doit avoir des photos et des vidéos d'eux qui trainent quelque part. Si vous êtes sages, peut-être qu'elles seront postées avant Noël...
    De cette année.

    Spread the KG love, 'cause we all need it

    PUMPGIGILAU
    . still on the rocks .


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