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TRYIN' TOO HARD (tokiohotel) wrote,
@ 2008-10-30 15:00:00
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    WAKING UP IN VEGAS
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    Jeudi 21 août, nous quittons la Californie pour le Nevada. Il nous reste un concert... Enfin c'est ce que qu'on pensait à l'époque, avant que la grande aventure texane ne nous titille le bout des orteils. Le temps de dire 'Buhbye' à Mickey et nous voilà sur l'autoroute qui nous mène jusqu'à Los Angeles. Sur le chemin on taxera même des biscuits à notre chauffeuse de taxi aux tics assez perturbants je dois bien l'avouer.

    Les retrouvailles avec Greyhound au beau milieu de cette rue paumée de LA nous donne des frissons dans le dos et ce malgré la chaleur qui règne. On a l'impression d'être dans le film autobiographique de 50 Cents où tu es susceptible de te prendre une balle à tout instant. Dieu ce qu'on ferai pas pour voir de l'allemand.

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    Cinq heures de bus et quarante-huit arrêts Big Mac plutard, nous arrivons enfin sous la chaleur insoutenable de Las Vegas, une chaleur telle que vous avez l'impression d'avoir en permanence un sèche-cheveux dans la face. Le gars qui s'est dit qu'un jour il construirai une ville en plein milieu du désert devait être sacrément bien jeté. Greyhound nous débarque et on se prend notre deuxième taxi de la journée pour rejoindre notre hotel. Le Luxor.

    Avec Pump on fait découvrir cette ville mythique à Lau, qui capote à chaque coin de rue. Et dans nos têtes on se demande déjà 'Est-ce qu'ils sont là quelque part, à faire pareil...'. Il est difficile de décrire les sensations qui traversent ton corps ou les sentiments qui transperçent ton esprit à la découverte de Las Vegas. C'est tellement plus énorme que tout ce que l'on peut imaginer. C'est comme un spectacle immense dans lequel toi aussi tu joues un rôle. Ça impressionne. Et dire qu'ils vont joué dans cette ville. C'est juste taré. Après plusieurs choix de restaurants, on finit par attérir... à la Tour Eiffel =) Là on se fait un GRAND kiffe, on fait nos Kaulitz de base et on profite de l'environnement quintuplement luxueux. Nos plats sont d'un délice sans nom et on est face au spectacle de jet d'eau de l'hotel Bellagio. C'est le kiffe. Le kiffe man.

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    Vendredi 22 août, jour du concert de Vegas. On en profite pour faire du repérage. On découvre la salle de concert, merveilleusement située dans le dernier hotel de luxe du Strip, le Mandalay Bay. Un House Of Blues au beau milieu des machines à jeux. On est de nouveau face à des conditions de taré pour voir ce groupe. Il est 11H du matin et il y exactement dix fans et demi dans la file, ça va on est 'safe' nous reviendrons donc dans quelques heures. En attendant direction le Meadows Mall où aura lieu la séance de dédicasse le lendemain après-midi. On découvre enfin ce fameux Hot Topic dont nous parle hardement Tom à la fin de chaque TH TV. Alors d'un, grosse surprise c'est pas du tout un magasin de musique, mais de fringues et d'accessoires branché 'Emo'. De deux, pour avoir le droit de rencontrer du Kaulitz il faut impérativement acheter la dernière blague musicale, j'ai nommé l'album 'Scream'. Et de trois ils te refilent un bracelet que tu dois garder précieusement pendant plus de 24 heures sans le perdre. Ça s'appelle le stress mon ami, le stress.

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    Il est donc 19H lorsqu'on revient à la venue. Tout le monde est rentré. On repasse entre les tables de pocker et on percute que 'Oui c'est bel et bien ici que nous verrons Tokio Hotel en concert à Las Vegas'. À l'intérieur, une salle minuscule mais fantastiquement rock'n'roll, comme on les aime. Les schrei du Nevada sont déjà bien entassées à l'avant et encore une fois des gens pas du tout 'aware' du phénomène se retrouvent là par hasard, c'est bien ça fait du 'monde'. Nous on se dirige vers le bar car il est hors de question que l'on fasse un concert à Vegas sans une bière à la main. Ce serai pêché voyons donc. On est servit, on paye et on rescrute la salle. On teste la standing room, côté Tom puis côté Chantal, mais finalement nos trois paires d'yeux bloquent sur un endroit, le balcon. Il a l'air parfait. Et Il le sera.

    On demande au charmant monsieur de la sécurité si y a moyen de monter. Il a pas l'air convaincut alors il double-check auprès d'une deuxième personne. Apparement on n'a pas le droit d'y accéder, on n'a pas les 'bons' bracelets. Qu'importe ça passe (cherchez pas c'est la vie, la nôtre ;-) ) et nous voilà pile au milieu du premier rang au balcon. La scène est à quelques mètres de nous et même dans nos rêves les plus fous on n'aurai jamais imaginé cette vue... On les surplombe littéralement. Dieu qu'on va kiffer ce concert. On manque toutes les minutes de se faire dégager pour la simple et bonne raison que nous occupons un balcon réservé à une 'certaine' catégorie de personnes. Je demande à la dame assise à côté de moi comment elle a eu une place au balcon et c'est d'un banal sans nom qu'elle me répond qu'elle l'a payé 125 $. Okay. On va s'écraser car même à nous trois réunit on n'a pas payé 100 $ nos places. LOL.

    Il faut croire que c'est notre soir car on a droit à du neuf. Rien de bien excitant mais ça fait toujours plaisir. Un nouveau rideau avec sigle imprimé fait son apparition sur la tournée. Mauvais feeling avec celui qui n'est pas tombé à Anaheim peut-être ? =) Quoiqu'il en soit on squattera finalement tout le concert ces sièges tombés du ciel. Pour passer le temps avec les filles on pratique notre sport favori, de la critique de schrei. Avec ça c'est bon on refait le monde. On essaye surtout de ne pas penser que finalement on va assister à notre DERNIER concert, toutes tournées confondues, et ça croyez-moi ça fait mal. Il y a dix mois on n'imaginait pas une seule seconde que notre tournée de mars 2008 nous mènerai aussi loin. Voilà sept mois que nous suivons ces allemands en long, en large mais surtout de travers. Sept mois où nous avions une date par semaine, par mois, où on se disait 'C'est pas grave on les revoit dans dix jours...' Et là tout cela prenait vraiment fin. Anyway c'était avant que l'on sache qu'on irai au Texas et qu'on les reverrai cinq petits jours plutard ;-P

    Je me souviens qu'on discutait avec Lau et que Pump fixait la scène. Et puis soudain sans qu'on s'y attende, les lumières se sont éteintes et le début de 'Break Away' a retentit dans toute la salle. Ouais ce début là on l'a pas vu venir. On découvre une scène tellement proche que si on y mettait chacun du sien on pouvait se toucher du bout des doigts avec BB. On perd Pump dans un cri sortit de nul part le temps de dix bonnes secondes et nous voilà embarquer à nouveau dans ce tourbillon d'émotions et d'électricité. Dieu que c'est bon de les voir, de ressentir cette fucking sensation qu'on a dans le bide à chaque fois qu'ils apparaissent. Ce soir BB avait décidé de nous faire notre fête, il avait donc sortit le pantalon des EMA 2007. Bien joué Bill, cette fois-ci c'est Lau qu'on perd. Le gosse est magnifique, on en peut plus. Le jumeau aussi. Chantal quand à lui est fantastiquement bien lissé.

    Le concert se passe dans les normes TH, c'est-à-dire même setlist, même blabla entre les chansons, même 'chorégraphie', même moment d'intimité... Ce qui est bien avec ce groupe c'est que tu sais d'avance pourquoi tu signes. LOL. Mais bon on a prit l'habitude de cette mise en scène non improvisé, au bout de 4987678 concerts ça finit par passer tout seul. Et puis c'est ce qui fait le charme de ces gosses. Autour de nous les gens sont pas du tout au taquet, les trois quart sont même restés assis. On a encore du mal à se dire qu'on est face au plus grand groupe d'Europe. On a l'air tellement éloigné de ces fans américaines qui n'ont pas l'air de percuté la chance de malade qu'elles ont de les voir dans ces conditions. Ce manque d'enthousiasme nous désolerai presque pour eux. J'ai dit presque les enfants.

    Le concert défile à une allure folle, on profite de chaque moment et de chaque parole déBILL qui sort de sa bouche. Si si je vous assure on a rien inventé, il dit bien 'My head is full of nothing'. Puis sans s'en rendre compte on se met à compter le nombre de chansons, il n'en reste plus que trois... Puis les deux dernières arrivent et là on réalise toutes les trois une chose, on ne les reverra plus sur scène. Ou pas avant un BON moment. Encore une fois à replacer dans le contexte 'On savait pas encore qu'on allait au Texas' lol. Si on devait retenir UN moment de ce concert je dirai sans hésiter les six secondes où Bill nous a fait sa Pussycat Dolls bien entamée. À genoux. La main posée entre les cuisses. Les jambes légèrement relevés. En levrette quoi. Et rien que pour voir ça en live mon pote j'aurai tué père et mère. Il nous a achevé le gosse. ACHEVÉ.

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    On sort de leur premier concert à Vegas, totalement essorées. Vidées. On décide donc d'aller se ressourcer dans les entrailles de ce magnifique hotel qu'est le Mandalay Bay. Où vient d'avoir lieu le concert. On sait qu'ils sont là quelque part. On découvre les milles et une entrées et sorties de ce palace. On visite les étages intéressants, le bar auquel ils n'auront jamais accès sauf Chantal, parce que Chantal, il a la classe voyez-vous et accessoirement plus de 21 ans aussi =) On emprunte un couloir qui se termine par de grandes baies vitrées et où tu peux admirer un Strip dans toute sa splendeur. Puis enfin ce fameaux 62ème étage où règne une sécurité de pas tranquille... On piquera même des crackers d'un room service sur le chemin du retour.

    Notre temps est écoulé au Mandalay Bay, il n'y a plus rien d'intéressant à se mettre sous la dent, même plus de crackers :-( On prend le tram directement dans l'hotel et deux minutes plutard on est dans notre pyramide, le regard encore absent et toujours plongé dans cette nuit qu'on vient de vivre. Le temps de réaliser que demain on les revoit, de près excusez-moi, on tombe dans les bras de Morphée le sourir jusqu'à la raie des cheveux. Et ce après avoir vu deux cent fois la pub pour la cérémonie des VMA à la télé. Avec évidement la face de BB placardée, comme pour nous dire, ouais à ce moment là vous serez de retour en France. Et eux non.

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    FTW. Samedi 23 août. Cette fameuse date qu'on s'est vu rajoutée au trip est enfin arrivée. Certes elle était sensée marquer la fin d'un truc mais pour nous elle signifiait bien plus encore. Si on nous avait dit en novembre 2007 alors qu'on commençait tout juste à plannifier une dizaine de dates européennes qu'on aurait un jour l'occasion de faire une dédicace en plein milieu du désert du Nevada. J'aurai sauté. Littéralement. On l'a pas vu venir celui là. Ce face à face. Et c'est le coeur d'apparence léger qu'on retourne au centre commercial du Meadows Mall, cette fois-ci pour de la rencontre officielle avec de l'allemand. La dédicasse est à 13H, il est 12H30. On est LARGE. On retrouve des amies françaises dans la file qui nous font gentillement passées avec elles. Et là on sait pas pourquoi, on stresse. LOL. Toutes sans exception. On stresse comme des malades. Pour certaines dont on taira le nom ce stresse se transformera même en panique générale intérieure. Personnellement j'ai juste eu envie de sortir de la file et de rentrer à l'hotel. Me demandez pas POURQUOI car à l'heure actuelle je ne saurai toujours pas vous en dire la raison. Je me souviens juste que Pump m'a prit la main, que j'ai du la lui serrer jusqu'au sang, qu'elle m'a raconté une blague pourrie et qu'on a finit par rentrer dans ce fucking Hot Topic... Ensemble.

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    Je suppose que vous voulez la suite ? Celle qui dit 'Oh mon Dieu Bill est trop bow !' ou encore 'Oh mon Dieu Tom est un sex-on-legs !'... Bah si vous attendez ce genre de review. Passez votre chemin. LOL. Déjà d'entrée de jeu on a eu droit à 'Rescue Me' en fond sonore, alors comment vous dire que ça part mal ('Rette Mich' en version ricaine en plus... À L'AIDE lol) L'hystérie à laquelle on aurait pu s'attendre n'était pas au rendez-vous, les schrei étaient relativement 'zen', comprenez par là que j'en ai vu aucune leur crier à la face ou encore leur chialer dans les pattes. Tobias, notre allemand préféré, est là pour assurer la circulation et est accessoirement scotché aux petites fesses de Bill. Il voit les françaises passés et manque de nous rouler les yeux à la face. Relax dude. On va pas la violer ta princesse d'Hambourg. Pas ici en tout cas ;-)

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    Lau passe. Pump passe. Je suis la dernière. Et là je me tape l'affiche, évidement. Je venais de passer dix bonnes minutes à me râcler la gorge histoire de pas sortir un truc con avec la voix enrouée par le stress. Donc forcément mon 'Bonjour Bill' doit encore lui résonner quelque part dans le cerveau. Au moins il l'a entendut, ce qui m'a donc valut un 'Bonjour' timide de sa part que j'ai brièvement capté tellement j'étais hallucinée par la tonne cinquante de fond de teint qu'il avait sur la face, sans parler des faux-cils... Bref no comment. Après avoir signer mon poster de San Francisco il l'a glissé vers son dreadeux de frangin, donc je lui dis 'Merci', en y repensant je trouve ça tellement 'random' mais j'avais rien de bien intéressant à lui sortir. Quoiqu'il en soit ce merci ridicul a déclenché un moment Kaulitz qui aujourd'hui me fait encore sourir. Bill a hésité avec son 'De rien', donc il s'est tourné vers son frère pour lui demander confirmation, et ils ont répété ensemble 'De rien'. C'est con à dire, mais je le dis quand même, à ce moment là précisément ils m'ont refait l'univers. Tom. Tom. Tom. Je lui décroche à lui aussi un 'Bonjour' encore plus timide que celui de Bill. Je le fixe, littéralement. Il m'a l'air tellement renfermé sur lui même c'en est presque flippant. Je ne retrouve en aucun de ses gestes le gosse vulgairement HOT auquel je m'attendais. Il se mord les lèvres tout le long et esquive des sourirs de premier de la classe. WTF. C'est pas aujourd'hui que j'aurai face à moi Tom, le so-called Pimp. Le temps de faire un sourir à Chantal, je zappe complètement Gustav qui me rend mon poster l'air totalement perdu.

    The End. Avec les filles on ressort, on cogite déjà chacune dans notre coin. Et enfin on lâche ensemble la phrase qui lancera la suite des évènements. 'Non le Texas ne se fera pas sans nous'.

    Le pourquoi du comment de notre télénovela texane arrivera sous peu.

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    Stay tuned.

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    ... Gigi ...


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