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![]() Y a des fois on a de la chance. Et y a des fois on se prend un gros vent. Puis y a des fois où tu accumules les galères. Ce sont ces fameux moments où tu te dis on pourra pas faire pire que ça... Grosse erreur. Dans notre cas ce sera quand y en a plus, y en a encore... Car t'y peux juste rien quand t'es face à une putain de malchance. ![]() 26 juin. Vingt-deux heures trente. Un mélange d'émotions envahit la gare de Montpellier. On se rencontre et on se retrouve. Lau et Gigi arrivent de Paris, Pump d'Aix-En-Provence, Gaëlle de Toulouse et Jézabel de... bah de Montpellier :) La magie du simple fait d'être passionné nous rapproche toutes les unes des autres très vite. L'alchimie est là et on sait déjà qu'ensemble on vivra quelque chose d'inoubliable. Vingt-deux heures cinquante. Nous voilà en route pour Barcelone et grâce à notre pote électroniquement pratique, Gipie, nous évitons de nous planter cent fois avant d'arriver à destination. Il est environ deux heures du matin quand on arrive enfin à la venue. On débarque et on part à la recherche de la schrei endormit. On mettra bien une heure pour en trouver. Ça sent l'organisation de pointe, on va kiffer. Bref on passe aux choses sérieuses et on déballe de quoi survivre à notre première nuit espagnole sous les étoiles (et surtout sur le bêton). On tente la phase de sommeil une. Mais entre la schrei qui chante, celle qui parle et celle qui nous matte, on a du mal. On tente la phase de sommeil deux. Première averse. On retente la phase de sommeil deux. Deuxième averse. On ne tente plus aucune phase de sommeil et la flotte, la vraie, débarque. On abondonne au bout de deux heures, même pas, de tentative de sommeil. Nos faces de déterrées, presque sec dans la voiture, on décide de quitter la file et de rejoindre un café, une station service, bref n'importe quoi pour se réchauffer et se refaire une santé. Dans ce bar de Barcelone, on relativise, enfin on essaye. Neuf heures du matin. On remet les pieds dans la bataille et on retrouve quasiment nos places de la veille dans la file. Tout ça pour ça. Putain ça fait chier. ![]() On se réinstalle. Chaises de camping pour certaines et sac de couchage pour d'autres. On gratte les moindres minutes de repos sous une chaleur écrasante. Évidement la schrei espagnole ne déroge pas à la règle, ça hurle et ça pousse déjà avant midi. Un moulon se crée au portail d'entrée et ça crie plus que d'habitude mais on comprend pas un mot. On capte enfin qu'il y a trois entrées autour de la venue. Le temps de comprendre ça la sécurité des lieux ouvraient le portail. Et là ce fut le début de la fin. Ça court, ça gruge et ça abondonne tout bien matériel derrière soi. À ce moment là n'importe qui pouvait se retrouver au premier rang, que ce soit celle qui a dormit cinq nuits devant la salle ou celle qui a fraîchement débarqué à onze heures cinquante-huit du matin. Nous on bouge pas, on hallucine. Une organisation comme celle là ça s'invente pas car même dans les pires cas de figures jamais on n'aurai pensé à ça ! Tout le monde (et je pèse mes mots) nous passe devant. Le temps de ramener nos affaires dans la voiture (non nous n'avons pas contribué à l'aide aux SDF de Barcelone) on repart à la recherche de la VRAIE et DÉFINITIVE file. Face à nous deux énormes moulons. On balance notre foi inébranlable à la poubelle et on rejoint le côté Georg. On se réinstalle dans la file pour la unième fois de la journée. On se dit que cette fois-ci c'est la bonne, qu'on est là pour encore six heures d'attente. ![]() Pump, Ga et Jayz partent à la voiture. Lau et Gigi s'endorment dans la file, et certaines en profitent pour gruger. On laisse faire de toute manière on n'est plus à cent personnes près. Quinze heures arrive. On peut entendre les garçons soundchecker. Évidement ça engendre un mouvement de foule, du coup on en profite pour reprendre nos places officielles. Notre avancée dans la file ne fait pas l'unanimité autour de nous. Et ça commence à jazzer en espagnol. RAF. On est à NOS places, on bougera pas. Bref quelques puta de madre plutard une bande de schrei espagnole se croive intelligente et déclenche la tempête Laureline Sutter à coup de hurlement dans un microphone. Une schrei est à deux doigts de se prendre la raclée de sa vie et on frôle l'incident diplomatique (cherchez pas c'était de LEUR faute). Le calme revient, enfin c'est ce qu'on croit. Entre temps la police s'est jointe à notre petite fête franco-espagnole. Le monsieur avec le badge qui lui donne tout les droits nous pointe cinq fois du doigt. On hallucine à l'envers et on se fait sortir de la file. On vous passe les détails, en gros quand t'es pas dans ton pays tu te la fermes et t'exécutes. La schrei espagnole, aussi débile profonde qu'elle soit, fera office de parole d'évangile auprès de la police. On s'explique pendant une bonne heure avec le policier anti-français et la jolie policière, qui sera d'ailleur la seule à nous soutenir. Résultat, la schrei espagnole se voit confisquer son microphone et nous on se retrouve à la fin de la file. Vive la justice espagnole. Dégoûtées, fatiguées, humiliées, on se réinstalle pour la dernière fois, on est les dernières et autour de nous ça ne parle plus que des cinq françaises qui se sont faite dégagées par la police. On est montré du doigt de tout les côtés. Bref l'ambiance est magnifique et il va falloir faire avec jusqu'à l'ouverture des portes. ![]() Il est 16H passé. On se dit que le pire est derrière nous. Faux. Pump et Gigi rejoignent la voiture pour récupérer des affaires et découvrent que la voiture n'est plus là... Leur cerveaux bugguent à l'unisson. Elle est passée OÙ cette putain de caisse ?! On n'y croit pas. On imagine le pire. Une autre voiture est garée à la même place alors on interroge les gens présents pas loin, la dame d'un air dépité nous montre du doigt un autocollant jaune placé sur le trottoir... Elle est à la fourrière. PUTAIN. Trop de galère tue la galère. On retrouve les filles dans la file et on leur demande de sortir. On leur apprend qu'on nous a prit la voiture et qu'il faut qu'on aille la récupérer tout de suite. On pleure, on se ressaisit, on appelle la fourrière et on prend le bus direction le centre ville. Cent quatre-vingt onze euros d'amende plutard on retrouve la BK de Gaëlle. On décide alors de repasser par notre auberge car vu l'heure autant retourner à la venue pour l'ouverture des portes. Mauvaise idée. On se retrouve coincé dans les embouteillages. Si on continue comme ça le concert on va le rêvé en couleur. On rebrousse donc chemin et on retourne à la venue. Il est 19H30. Les portes sont ouvertes. On est ruiné, fatigué, pas habillé, pas coiffé, pas maquillé, bref on a juste l'air de rien. Petit passage obligatoire par les toilettes du stade et on rejoint l'entrée de la salle. La schrei arrivée à quinze heures sera mieux placée que nous. FTW. On est en deuxième fosse, côté Chantal et ça fera l'affaire. Après toutes les merdes accumulées dans la journée on s'estime tout simplement HEUREUSE d'être dans cette salle de concert saine et sauve. ![]() Un concert en anglais. Allez achevez-nous. Dieu merci on a quand même droit à de l'allemande. Wir Sterben Niemals Aus Geh In Die Nacht Photos par Gaëlle :) ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() On a à peine le temps de reprendre nos esprits que les lumières se rallument déjà pour signer la fin de l'aventure espagnole. Mais vous pensiez que le délire s'arrêterai là ? Nein. On a une piste pour l'hôtel. C'est le dernier espoir de cette escapade catastrophe alors on prend. Superbe vue sur la mer, le quartier est fait de strass et de paillettes, comme Bill. On le sent bien, on retrouve la foi... Il est deux heures du matin. Zéro problème capilaire à l'horizon. On se résigne à rentrer, le moral inexistant. On arrive à notre auberge. On met une heure à faire le check-in et une demi heure à trouver un parking à la voiture. On en peut plus, le monsieur de l'accueil est sur le point de se faire assassiner par nos personnes. Bref il est quatre heures du matin et on se couche ENFIN. Nous avons appris le lendemain qu'ils n'étaient pas à l'hôtel où nous les attendions. Donc le ratage sur toute la ligne, c'est fait ! LOL Et là je pense sérieusement qu'on ne pourra jamais faire pire. A moins qu'un jour l'une d'entre nous n'ait vraiment pas de chance et décède sous les roues d'un rock'n'roll trucking pour x raison. ![]() Exit TH. On y était aussi pour enjoyer la vida loca en Barcelona ! Coup de soleil. Shopping. Stradivarius. Starbucks La playa. La Sagrada Familia. Les Tapaaaaaas. Las Ramblas. La Sangria. ps : Et cette fucking NON-margarita. ![]() ![]() Mais croyez-vous qu'on est du genre à renoncer aussi facilement ? N'est pas Kau Gummiz qui veut. Quand on commence à coller. Difficile de s'en débarasser. On dira AMEN le jour où on aura trouvé cette fucking glissade ;-P ![]() ![]() En voiture, sur le chemin du retour en France (on vous épargne l'interlude où on est à la limite de râter notre train...) on tombe par hasard sur une radio espagnole qui diffuse... Dont Jump. Et après un week end pareil, je vous jure que la chanson prend tout son sens. ... Gigi ... Post a comment in response: |
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