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Elica (elicad) wrote,
@ 2003-11-23 21:27:00
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    Current mood: tired
    Current music:Enya, May it Be, The Two Towers OST

    Fic, Prince of Tennis, Chapitre 4
    Bonne lecture ^^

    ****

    BELLE-VUE ET HÔTEL SANTA ROSA

    Série : Prince of Tennis.
    Pairing : Mizuki/Yûta...
    Avertissement : aucun des personnages utilisés ici ne m'appartient à l'exception notable de deux personnages originaux ^^
    Note de l'auteur : Mais pourquoi j'ai commencé ce truc ?

    ****


    Chapitre Quatrième : Où l'on joue pour passer le temps...

    Alors que Fuji visitait les cuisines avec Taka-san, alors qu'Inui et les Fudomine se préparait à manger, alors qu'Akustsu attentait à la vie d'un pauvre maître-nageur qui finalement ne faisait que son boulot, alors que Mizuki avait toujours disparu, autour de la piscine de l'hôtel Santa-Rosa régnait une certaine agitation...

    - Désolée de vous interrompre les enfants, fit Yamato-san avec un grand sourire. Mais nous devons préparer une réception pour ce midi ici, et vous ne pouvez plus utiliser la piscine.

    Cette annonce fit trois malheureux : Hazue, qui n'avait accepté de venir que parce que l'hôtel disposait d'une piscine ; Kaidô, qui n'avait pas encore bouclé ses trente longueurs ; et Yûta, qui n'avait pas encore nagé assez longtemps pour pouvoir complètement se calmer.
    Les trois adolescents se retrouvèrent donc à marcher le long d'une ribambelles de palmiers menant visiblement à la plage, encore interdite à cette heure car en plein nettoyage après la marée. Yûta avait fini par suivre les deux frères, non pas pour leur tenir compagnie, mais parce qu'il n'avait vraiment, mais vraiment pas envie de retourner dans sa chambre ou même à l'intérieur de l'hôtel de peur de rencontrer son frère.

    - Je sais pas quoi faire !
    - ...
    - Je sais pas quoi faire !
    - Hum...
    - JE SAIS PAS QUOI FAIRE !!!!
    - Silence !

    Finalement Yûta se demanda si retourner dans sa chambre n'était pas quand même une bonne solution.
    Les deux frères commencèrent à se disputer, visiblement aussi frustrés l'un que l'autre.

    - Et si on jouait à cache-cache ?, fit une voix au-dessus d'eux.

    Yûta se retourna et vit Yamato dévaler la pente.

    - Un mec de 17 ans qui veut jouer à cache-cache, c'est louche !, fit-il d'un ton sec.
    - Ouais ! Cache-cache ! C'est lui qui compte !, déclara Hazue en pointant Kaidô du doigt.

    Kaidô voulut s'opposer à cette décision unilatérale mais Yamato l'interrompit aussitôt :

    - Fantastique ! Alors, on peut se cacher ici, près des barraquements de la piscine, et sur la plage. On ne s'éloigne pas trop et le premier qui est trouvé est celui qui compte après. Compris tout le monde ?
    - OUAIS !, fit Hazue.
    - Euh, d'accord, répondit piteusement Yûta.
    - Pfffff... Bon, je compte.

    Comme s'il portait le poid du monde sur ses épaules, Kaidô se tourna vers un arbre et commença à compter jusqu'à cent.

    Cinq minutes après Yûta était accroupi derrière une des barraques de la piscine et attendait très patiemment que Kaidô le trouve. Si jamais on apprenait dans le milieu que les capitaines de Seigaku et Saint-Rudolph jouaient à cache-cache avec une espèce de psychopathe miniature et un ancien toxicomane alcoolique de 17 ans, c'en était fini de la réputation de ces deux équipes.

    /Mais qu'est-ce que je fais là/
    Il n'avait jamais eu envie de venir passer une semaine dans la région. Il aurait préféré même rester à Saint-Rudolph, même si cette année la pension paraissait horriblement vide. Depuis la rentrée il avait pu se concentrer sur le tennis, uniquement et exclusivement le tennis. Il n'avait pas eu trop le choix, il fallait renouveler l'équipe, et lui et Kaneda ne faisaient pas vraiment le poids après les départs des anciens, d'Akazawa, Shiniya, Atsushi et Mizuki.
    Mizuki...
    Yûta avait pensé pouvoir garder contact avec son petit-ami malgré l'entrée de ce dernier au lycée. Après tout, la pension du collège n'était séparée de celle du lycée que d'une petite vingtaine de mètres. Mais la famille de Mizuki avait décidé de déménager... et d'emporter Hajime dans les bagages.
    Depuis, plus aucune nouvelle.
    Et voilà que Mizuki réapparaissait devant lui, mais il ne l'avait même pas remarqué !
    S'enfonçant un peu plus dans son désespoir, Yûta prêta à peine une oreille à ce qui se passait juste derrière la barricade à laquelle il était adossée.

    ***

    - Nan mais ça va pas ?
    - Quoi ça va pas ? Tu as de l'eau de javel partout non ? Alors vire moi ce short que je te rince !
    - Bas les pattes !
    - Akazawaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!
    - Bon, bon, ça va, je l'enlève...
    - Maintenant, tiens-toi tranquille...

    Akazawa ôta avec une certaine timidité et beauocup de gêne le mini short blanc qui lui servait d'uniforme et se retrouva ainsi en tenue d'Adam devant Mizuki, qui ne s'attendait pas vraiment à cela.

    - Nan mais ça va pas !!! Tu ne te ballades pas comme ça tous les jours j'espère ! L'hôtel Santa-Rosa est un établissement respectable !!!
    - J'y peux rien ! Ce short est trop serré. Si je mets quelque chose en dessous, ça va se voir.

    Aussitôt Mizuki reprit son calme et fit un petit sourire :

    - Vous n'avez plus de string, Akazawa-buchô ?
    - Ta gueule, Mizuki !

    Bon an mal an, Akazawa et Mizuki finirent par nettoyer l'uniforme du premier de ses dernières traces d'eau de javel (en fait un produit de nettoyage trop dilué pour être véritablement dangereux).

    - Maintenant, rhabillez-vous, Akazawa-buchô. Je retourne travailler moi !

    Mais, au lieu de retourner vers l'hôtel, Mizuki préféra contourner la palissade à laquelle s'adossaient les barraques pour descendre vers la plage. Il était absolument hors de question de revenir à l'hôtel alors qu'il pouvait y croiser l'Ennemi ou le Fou Psychopathe qui lui avait si salement cassé le nez l'année précédente [nda : pour plus de détails, voir le Prince des Dortoirs].
    Il regretta presque sa décision quand il tomba nez à nez avec Yûta-kun, toujours accroupi derrière ses arbres, à moitié endormi à force d'attendre que Kaidô, ou quelqu'un, n'importe qui, le trouve.

    - Yûta-kun, dit-il mû par un vieux réflexe.

    Le jeune capitaine de Saint Rudolph sursauta et leva les yeux vers son ancien coach. Il mit quelques secondes à le reconnaître, malgré le tee-shirt très ouvert jaune canari et le short blanc à petites fleurs sur les bords (du plus bel effet toujours).

    - Mi... Mizuki-san...
    - Yûta... Yût... Haaaaaaaaaaaaaaa !!!! Mais pourquoi t'as fait ça ?

    Mizuki frotta sa joue légèrement meurtrie par la claque que venait de lui donner Yûta. Celui-ci s'était relevé d'un bond et le fixait maintenant en serrant des poings.

    - Ca fait des mois que je suis sans nouvelles ! Où vous étiez passé ?
    - Hein ? Mais c'est toi qui ne donne pas de nouvelles ! Pas un coup de fil ! Pas une lettre ! Pas un mail ! Rien du tout !
    - C'est faux, je n'ai pas arrêté de vous écrire, et c'est vous qui n'avez pas pris la peine de me répondre ! Je savais que ça se terminerait comme ça, mais je pensais que vous auriez au moins la politesse de rompre clairement avec moi !
    - Quoi ? Non mais il s'est entendu lui ? L'attardé de cette famille de dingues ?
    - Pétasse !
    - Imbécile !
    - Espèce... Espèce... Espèce de...
    - Espèce de quoi ?
    - ...

    Yûta n'avait plus vraiment d'inspiration, ni vraiment le courage de continuer. Il ne savait pas quoi faire.

    - Comment... Comment ça se fait que je n'ai rien reçu ?
    - Ecoute, Yûta-kun... J'ai déménagé, soit... Dans un lycée mixte, soit... Et catholique, soit... Et beaucoup plus strict que Saint-Rudolph, soit... Mais je sais encore me servir d'un téléphone. Et tu n'as jamais répondu !
    - Ah... Mais mes parents m'ont confisqué mon portable, alors j'utilise celui de Kaneda maintenant. Mais vous auriez pu appeler Saint-Rudolph directement !
    - Et pourquoi toi tu n'as pas appelé *mon* lycée ?
    - Je l'ai fait, mais ça sonne toujours occupé ! Et puis, vous auriez pu répondre à mes lettres !
    - Je n'en ai jamais reçu ! D'ailleurs, je ne reçois jamais aucun courrier. Mais moi, j'envoie des lettres.
    - A Saint Rudolph ?
    - Non, bien sûr que non. Après le conseil de discipline due à notre malheureuse soirée du Nouvel An, je sais qu'ils auraient vu d'un mauvais oeil que je continue à semer le "désordre et la déchéance" dans leur précieux collège. Je t'ai écris chez toi...
    - Mais nii-san ouvre toutes mes lettres !!!!!!!
    - Ah... Mince... Ca, je ne savais pas... Mais bon, ça n'excuse rien, tu aurais pu répondre à mes mails...
    - Mizuki-san, vous savez très bien que le réseau internet marche une fois sur quatre à Saint Rudolph...
    - Tu n'as pas internet chez toi ?
    - Nii-san surveille tous mes mails...
    - Je vais le tuer.
    - Attendez !

    Yûta retint Mizuki par la manche de son tee-shirt alors que ce dernier voulait déjà retourner à l'hôtel pour aller tuer Fuji.

    - Quoi ?
    - Et vous, vous n'avez rien reçu ? Moi aussi j'ai essayé de vous joindre !
    - Je t'ai dit que je n'ai reçu aucun courrier !
    - Mais comment ça se fait ?!
    - Mais j'en sais rien moi !

    Les deux jeunes gens s'arrêtèrent de crier un instant, finissant par se regarder les yeux dans les yeux pendant de longues minutes. Jusqu'à ce que Yûta baisse les yeux et pousse un soupir.

    - Vous m'avez manqué, Mizuki-san, fit-il dans un souffle.

    Surpris, Mizuki ne répondit pas tout de suite, observant en silence Yûta qui regardait le sol avec intérêt, des joues rougies par la gêne.

    - Yûta..., murmura-t-il.

    Le jeune homme détourna un peu plus la tête :

    - Je sais... Je sais que nous ne nous sommes rien promis le jour de votre départ mais... Est-ce que... Est-ce que...
    - Yûta-kun...

    Yûta releva aussitôt la tête. Mizuki le regardait avec un visage sévère.

    - Tu sais très bien que nous ne devons pas parler, au risque de dire beauocup de bêtises. Tu sais que toute tentative de dialogue entre nous mène à une catastrophe et...
    - Mais est-ce que vous sortez avec quelqu'un Mizuki-san ?!
    - Hein, comment ça ?
    - Est-ce que vous avez un petit-ami en ce moment ? Est-ce que vous en avez plusieurs ? Est-ce que vous...
    - Yûta-kun, depuis la rentrée il y a trois mois, je dors avec cinq autres personnes dans la même chambre, je suis constamment surveillé, et mon club de tennis actuel ne bénéficie même pas d'une salle privée. Les douches sont prises en commun et sous la surveilance d'un adulte. De plus, les élèves ne sont pas du tout, mais vraiment pas du tout à mon goût. Donc, en tout et pour tout, j'ai du couché une fois avec un parfait inconnu dans un love hôtel lors d'un week-end de libre. D'ailleurs je me suis fait payer... Cher... Je devrais faire ça plus souvent d'ailleurs...
    - Mi... Mizuki-san...
    - C'était une blague.

    Yûta serra les poings, la déception, le dégoût et la tristesse disparaissant sous la colère.

    - Ce n'est pas drôle ! Mizuki-san !

    Un nouveau silence s'installa.
    Mizuki regardait Yûta d'un oeil vitreux :

    - J'ai pourtant beaucoup d'humour... Mais toi, Yûta-kun, tu as trouvé quelqu'un ?
    - Oui.

    Un pincement douloureux explosa dans la poitrine de Mizuki, et il ne put s'empêcher de pousser un cri de stupeur :

    - Quoi ?
    - Oui, ça fait presque un an qu'on est ensemble maintenant...
    - ...
    - ...
    - Ce n'est pas drôle.
    - Pourtant je pensais que vous aviez de l'humour, Mizuki-san !

    Mizuki fixa un instant Yûta. Celui-ci lui souriait, d'un sourire franc et net. L'ancien coach de Saint-Rudolph pencha la tête sur le côté, perplexe. Yûta avait pris quelques centimères, ses épaules semblaient plus carrées, ses bras plus épais que quelques mois auparavant. Il paraissait aussi avoir un peu plus confiance en lui, et puis il s'était calmé relativement vite après son trait d'humour fin et délicat.

    - Qu'est-ce que vous regarder, Mizuki-san ?
    - Hm... Tu as changé.
    - Vraiment ?
    - Hm.
    - Pas vous ! Mais vous aviez dit que nous ne devrions pas trop parler, et comme je n'aime pas beaucoup rester là à rien faire...

    En même temps qu'il parlait, Yûta s'approcha de Mizuki et posa une main sur son épaule. Son visage s'approcha doucement de celui de son petit-ami, et c'est presque timidement qu'il recouvrit ses lèvres des siennes.
    Mizuki garda les yeux fermés un instant, puis dévisagea Yûta qui se redressait :

    - Trop timoré.
    - Vraiment ?
    - Très décevant.
    - vous êtes sûr ?
    - Complètement raté.
    - D'accord.

    Le second baiser fut nettement plus passionné, et il s'en fallut de peu pour que Mizuki et Yûta ne tombent sur le sol poussiéreux. Au lieu de ça, Mizuki se retrouva dos contre la palissade, profitant le plus largement possible de la frustration engendrée par quatre mois d'abstinence complète.


    TBC~



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