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Elica (elicad) wrote,
@ 2003-11-19 08:17:00
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    Current mood: calm
    Current music:Muse, Apocalypse Please

    Fic, Prince of Tennis, Chapitre 1
    Allez, on commence !
    Cette fic est la suite du Prince des Dortoirs, que l'on peut trouver sur mon site de fics ^^

    ****

    BELLE-VUE ET HÔTEL SANTA ROSA


    Pairing : Fufufu...
    Avertissement : aucun des personnages utilisés ici ne m'appartient à l'exception notable de deux personnages originaux ^^

    ****

    Chapitre Premier : Où il est question de familles.


    L'hôtel Santa Rosa pouvait se targuer d'être un des hôtels les plus chics de cette partie de la côte Est nippone. Classé depuis bientôt cinq ans dans les guides touristiques dans la liste des "hôtels pour budget de rentier", il donnait à la plage qu'il dominait de sa large stature un air de Grand Hôtel sur la Côte d'Azur française.
    Une immense façade d'un blanc crémeux prenait pied au milieu d'un jardin d'arbres exotiques, qui ne survivait au climat de la région que grâce aux prodiges de l'équipe de jardiniers qui s'en occupait. Le nom de l'hôtel était inscrit en lettres d'or, en romanji bien entendu, au-dessus de larges portes vitrées menant à un immense hall d'accueil décoré comme le plus sobres des hôtels-casino de Las Vegas.
    L'arrière de l'hôtel donnait sur la mer et sur une plage privée. L'hôtel en lui-même était pourvu de nombre d'infrastructures confortables, allant de la piscine intérieure au restaurant européen en terrasse, au quinzième étage.
    Tout ici respirait la richesse, le bon goût, et... la richesse.

    On était en début de week-end, en pleine période estivale, et à intervales réguliers des taxis venaient déposer devant l'hôtel d'heureux vacanciers aux porte-feuilles bien garnis.

    C'est vers le début de soirée que le patron de l'hôtel, Monsieur Yamato, installé au comptoir afin de mieux servir ses clients, vit s'arrêter devant la vitre du hall un mini-van qui n'avait que peu de choses à voir avec les habituels voitures de luxe aux vitres teintées qui squattaient le parking de l'hôtel.
    Un coup d'oeil rapide sur le cahier des réservations lui montra qu'effectivement, l'hôtel attendait deux familles pour la soirée.
    Il n'était pas rare de voir un couple et ses enfants rester quelques jours ici, mais la plupart du temps, les familles nombreuses préféraient louer une villa dans les environs. C'était plus économique. Les deux familles qui venaient à l'hôtel Santa Rosa ne devait certes pas être des familles pauvres.
    Cinq personnes descendirent du mini-van, remarqua Yamato-san. Père, mère, et trois enfants. Une jeune femme et deux adolescents plus jeunes. Tous habillés avec une certaine élégance, sauf un des deux garçons qui ressemblait... à n'importe quel garçon de son âge. Yamato nota immédiatement de lui indiquer le chemin de la piscine, de la vidéothèque et des salles de jeux.

    Le pater familias entra le premier dans le hall, suivi de sa femme, très élégante dans un tailleur Chanel et manucurée "à la française". L'homme, âgé d'une quarantaine d'année peut-être, s'avança en souriant vers Yamato-san :

    - Bonsoir.
    - Monsieur, fit Yamato-san en se baissant pour le saluer.
    - Nous avons réservé deux chambres doubles et une chambre simple au nom de Fuji.
    - Fuji-san, répondit Yamato-san en tapant le nom sur l'ordinateur du comptoir. Oui, nous avons bien reçu votre réservation. Je vais appeler quelqu'un pour vous servir. Avez-vous fait bon voyage ?
    - Très bon, très bon. Vous avez encore des places pour le restaurant ?
    - Bien sûr, Fuji-san. Il nous reste quelques tables dans notre restaurant japonais. Je ne peux malheureusement pas vous dire la même chose pour notre restaurant français, je m'en excuse.
    - Bien, nous prendrons une table au restaurant japonais, pour d'ici une heure.
    - Bien Fuji-san.

    En se retournant pour faire passer la réservation au service de restauration, Yamato-san entendit un vague : "Mais j'ai pas faim moi !", suivi d'un : "Mais si tu a faim, Yûta... Arrête de faire ton difficile !"
    Effectivement, le plus jeune des trois enfants ressemblait vraiment à un enfant comme les autres.

    ***

    Yûta se jeta sur son lit aussitôt qu'il fut dans la chambre, laissant son sac de voyage en plein milieu de la chambre, sans y faire plus attention.

    - Yûta... Range tes affaires, s'il te plaît...
    - Nan... Je suis crevé.
    - Bon d'accord, je vais le faire !

    Immédiatement le jeune homme se releva et tenta d'arracher son sac des mains de son frère aîné.

    - Nan ! Touche pas à ça !
    - D'accord.

    Fuji céda et, de surprise, Yûta partit en arrière et s'effondra sur son lit.

    - Tu l'as fait exprès !
    - Mais non, c'est toi qui a demandé.
    - Fous-moi la paix !

    Fuji se contenta d'hausser les épaules et commença à ranger ses affaires dans une des commodes de la chambre. Il se retourna en entendant la télévision s'allumer derrière lui. Yûta avait repris sa place sur son lit et commençait à zapper comme un forcené, son sac. oublié sur la moquette.

    - Yûta..., fit Fuji d'un air presque désespéré.
    - Oui, oui, j'arrive.
    - Papa veut qu'on se change avant d'aller manger, tu ne vas tout de même pas aller au restaurant avec ça sur le dos !, continua Fuji en désignant le tee-shirt défraîchi et le short froissé que portait son frère (sans parler de sa chaussette trouée)
    - Pfff...

    Yûta se décida à se lever et ouvrit enfin son sac d'où il sortit juste de quoi se changer.

    - Tu parles de vacances. Aussitôt sorti du lycée faut remettre une cravatte...
    - En parlant de lycée, ça se passe bien à StRudolph ?
    - Je prends la douche en premier !

    Au lieu de répondre, Yûta se précipita dans la salle-de-bain, une chemise propre et une paire de pantalons sous le bras.

    ***

    Quelques minutes à peine après l'arrivée des Fuji à l'Hôtel Santa Rosa une seconde voiture s'arrêta devant le hall. Il s'agissait cette fois-ci d'un simple coupé noir aux vitres teintées. Bref, le genre de véhivule que Yamato-san avait l'habitude de voir dans son parking.
    Un homme d'une quarantaine d'année sortit en premier de la voiture. Son apparence semblait révéler un homme droit, sévère et sec. Au lieu d'une cravatte il portait un jabot d'un blanc éclatant, ressortant sur une longue veste noire cintrée. L'homme contourna la voiture pour ouvrir la porte du passager, d'où sortit une femme élégante, très souriante et au visage doux, tout le contraire de son mari.
    La porte arrière s'ouvrit ensuite d'un coup. Un petit garçon en sortit, le portrait craché de son père, les mêmes yeux étranges, le même visage, les mêmes lèvres retournées en un rictus continuel. A sa suite vint un adolescent, une réplique plus grande de l'enfant, ou une miniature du père.
    Yamato-san tenta de reprendre une attitude figée et polie quand la famille arriva au comptoir.

    - Messieursdames...
    - Nous avons réservé deux chambres au nom de Kaidô, répondit la femme d'un air enjoué.

    Son mari la regardait d'un air affectueux... Enfin, peut-être... C'était dur à dire... Il avait vraiment des yeux bizarres.

    - Euh... Oui, bien sûr. Un instant s'il vous plaît...

    Yamato-san vérifia sur son écran, puis appela un groom pour venir servir les Kaidô.

    - Vous désirez pouvoir manger ? Au restaurant ou dans vos chambres ?, demanda Yamato-san en se tournant à nouveau vers Madame Kaidô.
    - Oh oui, volontiers. Vous avez un restaurant traditionnel n'est-ce pas ?
    - Bien sûr.
    - Alors nous prendrons une table.

    Yamato-san regarda la petite famille s'éloigner. Il en avait vu des gens bizarres, mais ceux-là lui avaient vraiment fait une drôle d'impression.

    ***

    Trois étages d'une des ailes de l'hôtel Santa Rosa étaient réservés au personnel.
    Le patron de l'hôtel, Yamato-san, occupait un grand appartement au second étage, avec vue sur la plage privée. Il n'avait pas d'enfant et, avec sa femme, il accueillait avec plaisir les nombreux enfants de ses frères et soeur, surtout pendant les congés. Cela rendait service, donnait aux jeunes gens l'occasion d'aller à la plage à moindre frais, et offrait surtout à l'hôtel quelques employés saisonniers malléables et à peu de frais.
    Ainsi, pendant deux semaines, Yamato-san accueillait un de ses neveux, âgé de 17 ans, Yûdai.
    Ce dernier renaclait beaucoup au travail, et passait la majorité de ses soirées devant la télé ou à tenter de draguer les jeunes adolescents à la piscine de l'hôtel. Mais comme l'hôtel accueillait peu de jeunes, Yûdai regardait souvent la télé.

    - Ôte les pieds de la table, Yûdai-kun !, ordonna Yamato-san en entrant dans l'appartement.

    La soirée avait été plutôt longue, et il ne se coucherait sans doute pas encore avant quelques heures. Il passait simplement par chez lui pour changer de chemise et se reposer un peu avant de reprendre du service. Et évidemment il retrouvait Yûdai affalé devant la télévision.

    - Yûdai-kun !, répéta-t'il en essayant d'adopter une voix ferme.
    - Oui, oui.
    - Tu as bien travaillé aujourd'hui ?, demanda Yamato-san en allant se chercher une bière et quelques onigiri dans le frigo.
    - Hmhm... J'ai reçu un coup de téléphone d'anciens camarades, fit Yûdai en détournant un instant le regard du programme de real-tv qu'il était en train de regarder.
    - Tes anciens camarades de collège ?
    - Oui, du club de tennis. Ils passeront dans la région d'ici quelques jours, et je les ai invités à passer par ici.
    - Tu as très bien fait, Yûdai-kun ! Et toi, Hajime-kun, tu peux aussi inviter tes amis si tu veux !

    Yamato-san se tourna en souriant vers le jeune homme qui venait de pénétrer dans le salon.
    Ce dernier ne ressemblait en rien à Yûdai. Yûdai était très grand pour son âge, avait des cheveux bruns toujours décoiffés, et tentait depuis plusieurs années de discipliner les trois poils qui lui poussaient sur le menton. Hajime lui, avait une peau pâle, des cheveux très noirs et admirablement coiffés (ils paraissaient décoiffés tout en étant toujours en place, c'était un véritable tour de force). Hajime était le neveu par alliance de la soeur de Yamato-san. C'est pourquoi son nom de famille était Mizuki, et non Yamato.
    Mizuki donc, regarda son oncle d'un oeil presque torve à force d'être dédaigneux.

    - Mon oncle, commença-t-il...

    Mais Yamato-san le coupa immédiatement :

    - Au fait, j'ai accueilli ce soir deux familles qui venait de votre région à tous les deux !
    - Vraiment ?, fit Mizuki en faisant très peu d'effort pour ne pas paraître ennuyé.
    - Oui. Et elles avaient toutes les deux des garçons de votre âge. Attendez que je me souvienne de leur nom... Ka... Kaidô ! Voilà, la famille Kaidô. Deux fils. Ils ont l'air un peu bizarre, mais il ne faut jamais se fier aux apparences n'est-ce pas ?
    - Connais pas, fit Yamato de son divan.

    Mizuki fit la moue. Ce nom lui rappelait quelque chose, mais il n'arrivait plus à savoir quoi.

    - Et l'autre famille, mon oncle ?, demanda Yûda.
    - Fuji ! Deux fils et une charmante jeune fille.
    - Fuji, Fuji... Comme dans Shyusuke Fuji ?, demanda Yûda.
    - Tu connais, Yûdai-kun ?
    - Cela ne veut rien dire, fit Mizuki enserrant les dents. Il existe beaucoup de Fuji au Japon...
    - L'un des deux garçons avait les yeux complètement fermés, très étrange.
    - Ah, ça doit être le Fuji que je connais, s'exclama Yûdai.
    - Vraiment ?
    - Oui, il y avait un Fuji chez les première année quand j'étais capitaine de Seigaku ! J'irai le voir demain pour savoir si c'est le même Fuji.
    - C'est très peu probable...

    Yûdai et Yamato-san se tournèrent vers Mizuki. Celui-ci traversa la pièce pour sortir de l'appartement et claqua la porte sans même les saluer.

    - Ben, qu'est-ce qu'il a ?, demanda Yamato-san.

    Yûdai se contenta d'hausser les épaules.

    ***

    L'hôtel Santa Rosa n'était pas le seul établissement hôtellier de la région, ni même de la plage.
    A quelques dizaines de mètres à peine du grand bâtiment se trouvait une petite auberge traditionnelle ne comportant qu'une dizaine de chambres et un restaurant traditionnel.
    Cette auberge n'avait d'exotisme que dans son nom, Belle-Vue, et relevait du plus pur style japonais.
    Elle était tenue par une jeune veuve qui dirigeait ses affaires d'une main ferme mais néanmoins généreuse.
    Tous les ans elle accueillait de jeunes adolescents dans le cadre d'un programme de réinsertion par le sport et le travail, en association avec les clubs de plongée et de danse du coin.
    Le même soir où les Kaidô et les Fuji arrivèrent à l'hôtel Santa Rosa, Madame Inui Kyôko accueillait les huit jeunes gens qui allaient l'aider à tenir l'auberge pendant deux semaines. La jeune femme (elle n'avait pas plus de 30 ans) avait préparé la salle de réception de l'auberge au mieux afin de bien accueillir le groupe d'adolescents. Inui Kyôko était un modèle de femme d'intérieur, généreuse, toujours souriante et avec les pieds fermement plantés sur terre. Elle ne se laissait jamais prise au dépourvu par des adolescents souvent difficiles.

    - Sadaharu-kuuuun !!!, appela-t-elle au bas de l'escalier de ses appartements privés en début de soirée. Je vais chercher le groupe à la gare. Surveille bien l'auberge pendant ce temps !

    Ne lui vint comme toute réponse que le cliquetis d'un clavier d'ordinateur.
    Kyôko sourit. Elle avait vraiment l'habitude des adolescents difficiles.

    Laissant là son commerce au main de son plus jeune neveu et de deux cuisiniers, elle prit les clefs de son mini-car et roula à allure modérée jusqu'à la gare, située dans un village avoisinant.


    TBC~



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